Changer de bocal pour
Changer la société

 

La société que nous vivons

 

1.7. Notre environnement

Résumé

L'air que nous respirons, l'eau et les aliments que nous consommons sont contaminés par des gaz de combustion, des particules en suspension, des particules radioactives...
Mais la question de l'environnement n'est pas qu'une question de pollution. C'est avant tout un équilibre naturel ... que l'action de l'homme déséquilibre.
Les gaz à effet de serre contribuent au réchauffement climatique. Cela aura des conséquences à long terme.

La forme la plus dangereuse de la pollution est la pollution de nos esprits par la propagande de la société de consommation destinée à nous faire accepter les principes d'une société inégalitaire.

Depuis sa formation, notre planète évolue en fonction de ses contraintes environnementales:

  • sa température est sous la dépendance du soleil, sa source d'énergie,
  • sa position sur son orbite détermine les saisons,
  • les mouvements de son atmosphère conditionnent les précipitations,
  • la composition de son sol et de son atmosphère (gaz, vapeur d'eau, polluants) conditionne la vivabilité végétale et animale.

La terre est en perpétuel échange avec son son espace environnemental. Son équilibre est fragile. De lui dépend son évolution... et la nôtre!

 

1.7.1. La pollution

D'après l'OMS, plus de 7 millions de morts étaient attribuables en 2012 aux seuls effets des pollutions de l'air extérieur et domestique. Les régions de l'Asie et du Pacifique sont les plus touchées.

La pollution de l'air est celle à laquelle nous sommes le plus rapidement et le plus directement sensibilisés car lorsque nous respirons nous sentons immédiatement la pollution: gaz d'échappement en ville, odeurs de lisier à la campagne! Mais il y en a beaucoup que nous ne sentons pas et qui sont dramatiquement morbides comme les pesticides répandus par pulvérisation, les dégagements gazeux de l'industrie, les radiations nucléaires...

La société de consommation entraîne la production de gaz à effet de serre, des ordures ménagères, des eaux usées. La concentration urbaine engendre à la fois mal-être social et pollutions diverses: gaz d'échappement, pollution sonore.

 

L'industrie rejette des fumées toxiques dans l'atmosphère et des métaux lourds dans les eaux usées,

 

La pollution de ce que nous mangeons: Nous commençons seulement à nous intéresser à notre alimentation depuis que les media nous alertent sur les premiers dégâts. Pourtant l'agriculture inclut dans ses produits tout un cortège de risques liés à son industrialisation: engrais et pesticides qui entraînent pollution des sols et eutrophisation de l'eau, manipulations génétiques tant animales que végétales, conditions d'élevage… Malheureusement cette pollution est peu visible directement: nous ne voyons ni ne sentons les pesticides, les additifs dangereux inclus dans nos produits alimentaires.

 

 

Notre santé: Les pollutions les plus graves pour notre santé sont celles qui sont pourtant les moins visibles avant les dégâts: Nous faisons confiance à notre médecin qui nous prescrit des médicaments dont les effets à long terme peuvent parfois se révéler catastrophiques. Nous avons longtemps cru que le "médiator" était la solution pour traiter le diabète de type 2 et aussi pour perdre du poids. Plus de 30.000 femmes françaises, déjà victimes du cancer du sein, ont fait confiance à la plasturgie mammaire de type P.I.P. pour retrouver une poitrine normale et ont été flouées.

Nous ne prenons pas garde à la nocivité des peintures et autres produits pour la maison. Nous avons cru que l'amiante était la solution sans risque à l'isolation thermique et à l'abaissement du prix de revient des toitures (fibrociment).

Les paysans, cités comme pollueurs dans le paragraphe précédent, sont eux-mêmes les premières victimes des produits chimiques qu'ils utilisent. Des cancers et autres scléroses en plaque sont de plus en plus fréquents chez les agriculteurs âgés de 50 ans et plus. Ceux-là qui ont manipulé les produits de traitement sans protection particulière, crédules aux discours des commerciaux qui les décrivaient comme inoffensifs.
Dominique Marchal, agriculteur de Meurthe et Moselle, a été le premier exploitant dont le cancer a été reconnu maladie professionnelle.

 

La pollution des esprits ! C'est certainement la plus grave car elle nous empêche de prendre la mesure des précédentes:

Nous omettons bien souvent de prendre en considération d'autres formes de pollution qui compromettent pourtant l'avenir de notre descendance parce que nous croyons les mensonges des marchands qui nous gavent et nous endorment de leurs publicités prometteuses d'un avenir radieux.

Ainsi, le nucléaire est présenté comme sûr et inoffensif... jusqu'à l'accident. Et quid de l'avenir? (stockage des déchets…). Nous croyons les autorités qui minimisent les risques d'irradiations par les particules radioactives, que ce soit les risques liés aux accidents nucléaires déjà survenus (Tchernobyl, Fukushima) ou ceux à venir. Nous avons confiance en la science et en la technologie censées trouver une solution à tout problème.

 

1.7.2. Les gaz à effet de serre

L'effet de serre est un phénomène naturel qui permet de maintenir une température compatible avec la vie. Sans effet de serre la température sur terre serait de l'ordre de -20°C. Cependant, la très forte croissance démographique et l'avènement de la société de consommation ont entraîné une croissance phénoménale des rejets de gaz qui augmentent l'effet de serre. Ceci provoque des déséquilibres qui se traduisent par

  • une augmentation générale de la température sur terre
  • un déréglement climatique qui entraîne à son tour
  • la fonte des glaces polaires et une élévation du niveau de la mer
  • une modification des équilibres de la flore et de la faune

Le réchauffement climatique est encore aujourd'hui considéré par une part importante de la population, et aussi par une bonne part de la classe politique, comme une chimère. Leur argumentation sommaire consiste à dire que la Terre a déjà connu des alternances de réchauffement (avec fonte des glaces, montée des eaux et désertification) suivies de périodes de glaciation. Par conséquent le réchauffement climatique constaté aujourd'hui n'est rien d'autre qu'un phénomène naturel dans lequel la part de l'homme est négligeable.

Malheureusement, ce raisonnement omet de dire que ces alternances se sont déroulées à l'échelle de millénaires alors que le réchauffement climatique mesuré aujourd'hui est brusque et se constate sur un demi-siècle seulement!

Source : Centre interprofessionnel technique d’étude de la pollution atmosphérique (CITEPA), 2005

Pour aller plus loin:
"Le Cerveau endommagé" Barbara Demeneix. Editions Odile Jacob


1.7.3. Que faire pour l'environnement?

A titre individuel

Il y a, bien sûr, quantité de petits gestes que chacun peut faire. On en trouve des listes sur de nombreux sites et dans autant de brochures. Mais quand on regarde ces listes on abandonne assez vite car elles donnent l'impression qu'il faudrait se priver de tout le confort offert par la société de consommation: éteindre systématiquement toute lumière qui n'est pas utile, ne pas laisser couler l'eau du robinet pendant qu'on se brosse les dents, vérifier scrupuleusement les étiquettes des produits que l'on consomme et s'assurer qu'ils ont été produits dans le respect de la nature et de l'humain...

D'une manière générale il est souhaitable d'être suffisamment conscient et responsable pour éviter les gaspillages et pour avoir les bons réflexes citoyens. Il s'agit bien plus d'un état d'esprit à avoir que d'une liste de contraintes à ne pas oublier.

En second lieu il ne faut pas culpabiliser à titre individuel alors que l'essentiel des dommages à l'environnement et à la planète sont le fait de l'appareil industriel, agricole et agroalimentaire et du système de commerce aberrant. Cette culpabilisation est dûe en grande partie au discours médiatique qui diffuse l'idée que les atteintes à l'environnement sont les conséquences de la main de l'homme.

Elles sont dûes à l'homme en effet, mais la responsabilité de l'individu ou du citoyen pris isolément n'est pas du tout comparable à celle de l'industriel qui pollue l'atmosphère, l'eau, la terre et... le consommateur. Pour ne prendre qu'un exemple, le gaspillage d'énergie est à attribuer aux manufacturiers, commerçants et distributeurs qui font faire des transports inconsidérés aux marchandises afin de profiter de la main d'oeuvre à bas coût des pays en voie de développement.

L'individu, quand il pollue par sa consommation, ne s'enrichit pas, bien au contraire, puisque c'est même lui le payeur final de la chaîne! Alors que le seul but recherché par le manufacturier, industriel ou distributeur est le profit. Et pour cela, ces derniers n'éprouvent aucun état d'âme particulier lorsqu'ils exploitent et polluent.

Au niveau collectif

Il est possible d'agir de différentes manières:

---> En adhérant à des associations comme

et d'autres:
Agir pour l'environnement dont le but est de faire pression sur les responsables politiques et décideurs économiques,
France Nature Environnement,

---> En participant aux activités mises en place par de très nombreuses autres associations locales,

---> En réservant son bulletin électoral aux seuls candidats qui sont clairement engagés dans la défense des intérêts de la planète.

Le vrai pouvoir  

 

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