Changer de bocal pour
Changer la société

 

Qui sommes nous?

Nous ne sommes pas des nouveaux "politicards" qui voudraient se faire une place dans le paysage politique.

Nous sommes simplement des gens ordinaires qui nous sentons citoyens.

Etre citoyen c'est se sentir concerné par la société dans laquelle nous vivons; c'est donc se sentir concerné par la politique mise en oeuvre pour gouverner notre société.

Or, nous constatons, comme beaucoup, que notre société est gouvernée par des professionnels de la politique qui ne servent pas l'intérêt commun mais les intérêts d'un petite minorité de gens.

Ils utilisent pour cela un outil qui a toutes les apparences de la démocratie, qu'on nous présente comme étant la vraie démocratie, mais qui n'est qu'une faussse démocratie et que l'on appelle communément "démocratie représentative".

Plus grave encore, nous constatons que le véritable pouvoir n'est que très partiellement aux mains de ces politicards professionnels mais plutôt sous les commandes obscures d'une poignée de magnats qui dirigent l'économie.

Nous ne voulons donc pas remplacer ces politicards mais être des acteurs politiques vrais, c'est-à-dire des citoyens agissant sur l'organisation de notre société, pour le bien de TOUS les citoyens.

Nous sommes très critiques de la façon dont nous sommes gouvernés.
Mais pour le dénoncer nous gardons une bonne dose d'humour
...

... et redevenons très sérieux dans nos propositions!

Ces quelques pages visent, comme le font déjà d'autres sites (notamment ceux cités à la page liens):

  • à participer à la prise de conscience de ce qu'est réellement cette "fausse démocratie",
  • à faire comprendre ce qu'on nous vole, à nous citoyens, et comment on nous le vole,
  • à proposer des pistes pour des alternatives qui partagent plus égalitairement les fruits de notre travail à tous.

Jean Fuchs, porte parole et rédacteur.


 

Vous voulez en savoir un peu plus sur Jean Fuchs? OK! Voici quelques images (non exhaustives) de mon parcours.

J'ai reçu une formation d'ingénieur dans le domaine de l'Agriculture et de l'Agro-alimentaire.

J'ai une longue et riche expérience du militantisme syndical: Délégué syndical, j'ai eu le rare "privilège" (LoL) d'avoir été licencié trois fois de la même boîte... Ce qui veut donc dire que la direction a dû me réintégrer deux fois; cela témoigne de ma combativité. Lorsque j'ai été licencié la troisième fois c'était pour raison économique quand l'entreprise dont j'étais salarié a mis la clef sous la porte.

J'ai été Président de la section Agriculture (Collège salariés) du Conseil des Prud'hommes dans mon département. Cela m'a beaucoup appris sur le droit du travail et sur ... le non respect des droits par les patrons....

J'ai créé une entreprise de transformation des produits agricoles nuisibles dans le double but d'une agriculture non polluante et pour une opposition concrète au "tout nucléaire".

J'ai toujours milité pour défendre le petit contre le GROS, pour faire valoir le juste contre l'injuste, non pas pour imposer une égalité absolue (beaucoup trop utopique) mais pour une EQUITE (qui inclut les deux notions de justice et de mérite).

Ces quelques images flash vous permettront peut-être d'apprécier plus justement, les incitations, sur ces pages, à changer de bocal!

 

Voici enfin, ce qui m'a fait choisir mon camp...

Ce petit texte, a été écrit en 2000. Il est l'une des bases - peut-être même la base majeure - de mon engagement social, politique et philosophique.

Le propriétaire

Lorsque j'avais entre quatre et cinq ans, j'essayais de trouver mes distractions en puisant les sujets chez Dame Nature. Il m'arrivait assez souvent de m'ennuyer, n'ayant aucun grand frère, ni grande sœur pour jouer avec moi, puisque j'étais l'aîné, et mon cadet avait trois ans de retard !

Je passais alors le temps en rêvassant, réfugié derrière les bâtiments de la ferme pour échapper à quelque tâche que ma mère n'aurait pas manqué de me trouver, comme casser le bois des fagots pour alimenter le feu de cuisson, enlever les germes des pommes de terre, ou surveiller les petits cochons qui venaient de naître pour éviter que leur mère ne les écrase, ou encore surveiller mon petit frère.

La maison d'habitation, ainsi que l'étable, étaient bâties à flanc de colline dans laquelle on avait partiellement creusé l'emplacement, si bien que, côté colline, un des angles du toit, recouvert d'ardoises, affleurait presque le sol. Il m'arrivait de poursuivre mes rêveries, les pieds au sol et les fesses appuyées sur le toit.

Un jour que je me trouvais là, je fus surpris par l'arrivée impromptue d'un monsieur de la ville, petite moustache bien taillée sous le nez, vêtu d'une veste sombre verticalement rayée assortie au pantalon, avec aux pieds des chaussures de cuir noir à lacets.
- Que fais-tu là ? me demanda-t-il sèchement en Breton, ne me laissant même pas le temps de revenir de ma surprise.
- Rien, bredouillai-je ;
- C'est interdit de grimper sur le toit, tu ne le sais pas ?
- Mais je n'étais pas sur le toit, protestais-je ! Mais le monsieur se fichait bien de ma protestation.
- Fiche moi le camp tout de suite ; et je vais dire à tes parents de te punir…

Cette scène a été à jamais gravée dans ma mémoire comme une agression qui n'a sans doute pas été sans conséquences lorsque, plus tard j'ai commencé à prendre conscience de la place des uns et des autres dans la société et à forger mes propres jugements. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi un monsieur, fût-il de la ville, bien habillé et avec une moustache, qui n'était pas mon père, s'autorisât à me sermonner, surtout que je ne faisais rien de mal. Je ne le compris que bien plus tard, après avoir appris que ce monsieur était le propriétaire de la ferme de mes parents et que, le toit sur lequel j'étais vaguement assis, était aussi sa propriété et non celle de mes parents.

D'ailleurs la notion même de propriété, était parfaitement inconnue pour moi à cet âge-là. Mes parents travaillaient la ferme, logeaient leurs animaux dans les bâtiments, habitaient dans la maison, sans aucun confort et dont le sol était en terre battue. Tout cela semblait aller de soi. Que venait y faire là quelqu'un que je n'avais jamais vu ni faucher le foin, ni planter les pommes de terre, ni traire une vache, ni soigner les cochons ? Y connaissait-il quelque chose au moins, à charruer la terre ou à faire du beurre avec le lait des vaches, ce monsieur qui s'octroyait des droits sur notre ferme, et sur moi-même, de surcroît ?

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